Dior ou le carnaval des bizarreries

Dans l’univers de la mode, "Business" et créativité ne font pas bon ménage en particulier si le premier prend le pas sur le second.

Quand le directeur artistique -récemment nommé- Bill Gaytten se prend pour un fashion designer, cela peut avoir comme fâcheuse conséquence une collection folklorique qui n’a ni queue ni tête, comme celle que nous a présentée la maison Dior le 4 juillet 2011, en opening de la fashion week Haute couture Parisienne. Bill Gaytten a travaillé plus de 20 ans au côté de John Galliano, malheureusement le talent ne s’apprend pas.

Serait-ce par excès de confiance, de par sa renommée et ses nombreux produits de luxe (maquillage, parfum, bijoux ...) que la "grande" maison de couture prend le risque de délivrer un tel défilé au monde entier ? Durant les 2 premières minutes j’ai cru assister à une version « couture » de la gay pride, avec des modèles déguisées en « drugsqueen » enfarinées. Vous avez dit « haute couture » ?

Ne vous méprenez pas, cet article n’a pas pour objectif de revenir sur l’affaire Galliano, mais une collection sans fashion designer, est tel un navire sans capitaine qui se dirige droit vers un iceberg. C’est exactement ce qui s’est produit cette saison avec une collection conçue en mode "pilote automatique".
Comme le souligne à juste titre le New York Times, depuis le décès de Christian Dior, la Maison n’a connu que 4 Fashion designers : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferre et Mr. Galliano. Il est grand temps de penser sérieusement au successeur de ce dernier, pour ne pas faire de son run-away Haute couture un carnaval annuel de bizarreries.

Cette collection, Bill Gaytten l’a voulu plus moderne. Oubliez les silhouettes romantiques des défilés Dior, celles-ci furent remplacées par un bazar de formes géométriques très colorées, un hommage à Pierrot ou Arlequin au choix. Eh oui, comme si ce n’était pas suffisant, on remet une couche de colorblock l’hiver prochain, de la tête au pied jusqu’au maquillage.
Plus moderne cette collection ? Mais d’où sortent ces robes aux allures résolument 50s et 60s ? Assistons-nous à une « Puccisation » de Dior ? Après tout… Les deux ont le même patron... tout est donc possible.

J’adore Dior...mais pas cette fois !

Le tout en images :

Image 1

Archi inspiration

Dior je l’adore !

Robe volante

Puccisation ?

Pierrot touch’

Miss Tylia

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