Le 20/20 Miss Outlet avec Issam Kamal

En pleine séance de répétition, le plus groovy des chanteurs « chaâbi » et surtout leader du groupe du moment MAZAGAN, n’a pas hésité à se prêter au jeu du 20/20 de Missoutlet. Toujours zen et en vrai gentleman, Issam Kamal a invité Miss peoplette pour un déjeuner-interview mémorable plein de scoops, de mode et surtout de news sur leur nouvel album « Tagine électrique » (sortie prévu au printemps 2011) ... découvrir !
1/20 : Thé ou café ?

I .K : Thé.



2/20 : Si tu étais un chiffre ?

I .K : le 7 !



3/20 : Si tu étais un animal tu serais… ?

I .K : Un être humain (sourire).

4/20 : Si tu étais une chanson… ?

I .K : Plutôt une musique : Caraïbes d’un pianiste qui s’appelle Michel Camilo.

5/20 : Si tu étais un instrument de musique… ?

I .K : En ce moment, c’est le luth. (sourire).



6/20 : Ton influence musicale ?

I .K : Tout absolument tout ! Des chikhats à Michael Jackson, en passant par la musique africaine, latino ou encore turque. D’ailleurs j’écoute beaucoup de musique turque en ce moment.



7/20 : Si tu étais un film ?

I .K : Gladiator.

8/20 : Un modèle ?

I .K : J’en ai beaucoup (sourire) mais je vais citer quelqu’un qui n’est pas du milieu, il s’agit d’un homme d’affaires : Abdelhak Sedrati. J’adore sa force de conviction, lorsqu’il a une idée, il se bat jusqu’au bout !



9/20 : Ton style de vêtements ?

I .K : Un mélange de sport-classe (sourire) .

10/20 : Est-ce que tu aimes la mode ?

I .K : J’aime bien voir des choses agréables, nouvelles mais je ne suis pas très mode ! J’agis par coup de cœur, c’est tout.

11/20 : Une ville ?

I .K : Casablanca ! (sourire)

12/20 : Comment est née ton envie de devenir chanteur ?

I .K : En fait j’ai toujours voulu être musicien mais pas forcément chanteur. L’envie de devenir chanteur est venue bien après. J’ai commencé par jouer de la percussion dans le groupe de mon frère Hicham et je me suis ensuite essayé à plusieurs autres instruments avant de choisir la guitare. Vers l’âge de 18 ans, mon entourage m’a poussé à chanter puisque selon eux j’avais une voix « intéressante » et c’est là que tout a commencé…

13/20 : Tes débuts dans la musique…

I .K : Comme tous les marocains, ça a commencé à la maison avec Oum Keltoum, Abdelhalim Hafid, Joe Cooker... J’ai eu la chance d’avoir des parents ouverts et amateurs de bonne musique. C’est d’ailleurs mon père qui nous a offert notre premier instrument de musique : El Guambri (Rires).

14/20 : Comment est né MAZAGAN ?

I .K : "Fa rass derb !" (Rires). On se retrouvait pour reprendre du châabi, gnawa, chansons populaires, même indiennes ! (Rires). Une vraie clique s’est crée, on a commencé à essayer de nouvelles choses, des arrangements reggae par si, du violon ou de la batterie par là… En 1998, nous étions 3 ! Et cette année là, nous nous étions produit au Ministère de la Culture, pour un évènement et nous étions obligés de choisir un nom pour le groupe, c’est comme cela que MAZAGAN est né...(sourires)



15/20 : Pourquoi MAZAGAN ?

I .K : C’est légitime je pense ! D’abord, nous nous sommes tous connus à El Jadida. Et puis c’est un nom qui a un poids historique et qui est chargé en traditions, une ville tolérante, avec plein de mélange. Et notre groupe, c’est un mélange aussi ! (Sourire). Mais il y a une autre raison…l’origine du nom est : IMAZIGHEN, un nom berbère et nous sommes beaucoup de berbères dans le groupe ! (5 sur 8) (Rires)



16/20 : Présente nous MAZAGAN …

I .K : Nous sommes une équipe de huit personnes mais nous sommes six sur scène puisque deux d’entre nous se sont convertis en ingénieur de son et de lumière ! (rires) . Nous sommes une véritable équipe en fait !

Alors pour les présenter un par un, il y a Nabil, le batteur, complètement fou ! (Rires) ; Ali alias Doliprane, ex bassiste qui est maintenant au son ; Abdelhak ex clavier qui s’occupe de l’éclairage ; Simo le pianiste hyper actif ; Adil le bassiste d’une gentillesse incroyable ; Le fameux Foulane, violoniste, quelqu’un de magique et Ghifara qui a piqué son prénom au Ché (rires), qui est le percussionniste sage…et puis il y a moi, le chanteur (sourire).



17/20 : Quelles sont les difficultés que rencontrent les groupes au Maroc ?

I .K : "Al hamdoullah", chaque jour on rencontre une nouvelle difficulté, on ne s’ennuie pas ! (Rires). C’est très difficile de monter un groupe et de faire carrière. Tout d’abord, il faut gérer les susceptibilités, plusieurs gens décident, plusieurs avis en jeu, des caractères forts et pas forcément compatibles, mais c’est aussi très agréable parce qu’on partage tout le temps ! On est pas groupe, on est une famille. Après, les débuts sont difficiles au Maroc à cause du manque de structures…



18/20 : Comment définirais- tu la particularité de MAZAGAN ?

I .K : Je pense que notre particularité, c’est notre style CHAABI . Alors que tout le monde à l’époque faisait de la fusion Gnawa /Reggae/ Rock, nous, nous avons opté pour le CHAABI … Je pense que c’est ce qui a marqué les esprits ! Un jour, un fan de l’époque qui est devenu un ami, nous a baptisé groupe de CHAABI GROOVE. Ca nous a beaucoup plu et c’est resté…

19/20 : Parlons de « Tagine électrique », votre nouvel album qui sort au printemps de cette année…Pourquoi Tajine électrique ? Et quelles sont les nouveautés ?

I .K : Parce qu’on avait faim ! (Rires). Non, blague à part, "le tajine" c’est la tradition, le Maroc et « électrique » fait référence à la guitare et aux instruments électriques bien sûr, mais à toute l’énergie électrique qui se dégage du groupe, surtout sur scène… On nous fait souvent la remarque lors de nos tournées ! Électrique aussi pour faire référence à la musique électronique qui est assez présente dans l’album ! La nouveauté aussi, c’est qu’il y a beaucoup de collaborations avec des artistes comme Outlandish et Hamid Kasri.



20/20 : Et pour finir en beauté, si tu avais à organiser un diner avec 3 personnes connues ou moins connues, de ce monde ou pas, qui seraient-ils ?

I .K : (Rires)…Hassan 2, Michael Jackson et Hüsnü Şenlendiric (clarinettiste turque célèbre).

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